
L'idée est en effet d'alerter les personnes et structures (entreprises, collectivités...) inscrites à ce service, afin de faire diminuer la consommation d'énergie électrique lors des journées les plus froides.
L'enjeu est de taille puisque lors des pics de froid, la consommation énergétique explose. Le risque encouru étant une coupure générale, si l'énergie venait à manquer face à une demande trop forte. Un risque réel sur la péninsule bretonne, où le réseau présente des fragilités malgré les investissements réalisés chaque année.
Des gestes simples et efficaces
Il suffit pour cela de s'inscrire sur le site internet de l'opération, lancée par RTE, gestionnaire du Réseau de Transport d'Electricité, en partenariat avec le Conseil régional de Bretagne.
Quelques clics et champs à renseigner suffisent ainsi à devenir un « cyber éco-citoyen ». Dès lors, on devient destinataire, lors des pics prévisibles de consommation, d'un message d'alerte, par SMS ou e-mail.
Ce message permet alors d'être informé et de pouvoir adapter sa consommation en conséquence, par des gestes simples. Ces « bons gestes énergie » sont décrits sur le site internet d'Ecowatt : les jours d'alerte entre 17 h et 20 h, il s'agit de limiter autant que possible l'usage de l'éclairage, du chauffage et des appareils électriques de son domicile ou de son bureau.
L'hiver dernier, 9000 personnes avaient souscrit à cette démarche. Un chiffre que Didier Bény, directeur de RTE-Ouest, aimerait voir grimper cette année : « C'est un bon chiffre pour une démarche pédagogique de ce type, mais ce n'est pas suffisant pour avoir un effet significatif. Pour cela, il faudrait au moins 50 000 personnes qui éteignent une ou deux lampes, le chauffage d'une pièce inoccupée ou retardent le départ de leur machine à laver ou de leur sèche-linge. »
Quimper Communauté montre l'exemple
Afin de soutenir le dispositif écowatt, Quimper Communauté a mis en place son propre plan d'action. En cas d'alerte, certaines activités et services, comme les piscines, stades et éclairage des monuments, fonctionnant sur la plage horaire 17 h-20 h, feront l'objet d'une baisse temporaire de leur consommation, allant de l'extinction d'éclairage à une fermeture avancée, selon le niveau de l'alerte.